N'hésitez pas à mettre tous vos poèmes ! Je poste les miens en attendant avec plaisir vos prochains écrits.
Attente
Elle attend,
sur une chaise de fer
fixée au bitume de la rue.
Un seul visage pour la foule.
Elle attend.
Désespérée du temps qui passe,
hasard l'ayant amenée là.
Silence ahuri,
pourquoi reste-t'elle ?
Elle attend, voilà tout.
Elle le sait et écoute,
l'appel du vent :
il murmure.
Sage comme enfant,
elle reste assise.
Elle attend,
de savoir pourquoi elle vit.
Tout simplement, elle attend.
Blues
C'est le blues de l'adolescente,
le regard fixé vers l'horizon.
Qu'a-t'elle fait de sa vie ?
Rien... pour l'instant.
Visage toujours lisse malgré les douleurs passées,
elle se demande le sens de la vie.
L'adolescente aux yeux verts veut pleurer,
a-t'elle au moins appris ?
Enfant inconsciente,
ne connaît pas la vraie valeur des choses.
Jeune fille ingrate,
ne sait pas la chance qu'elle a eu.
Une famille, des amis suffit :
s'en rend-t'elle compte ?
Espérons qu'un jour elle sache,
vivre chaques secondes avec plaisir.
C'est le blues de l'adolescente,
de la petite humaine insolente.
Roses

Une table, un bouquet,
roses aux pétales fanées.
Rouges t'aimaient,
blanches d'une autre façon.
Lettre ouverte, papier jauni,
comme la rose qui la couvre.
La vie t'as quitté, comme ces fleurs.
Des pas, des cris dans le couloir,
la porte s'ouvre, des yeux effarés.
L'arme dans ma main,
a fait couler de ton sang.
Je ne voulais pas te quitter...
La violoncelliste
Une petite fille
Entre ses jambes, un violoncelle
Enfants torturés, elle joue pour vous.
Petite violoncelliste joue pour oublier,
Que ces enfants sont ses frères.
Elle joue à s’en blesser les doigts,
Ultime recours pour arrêter ses larmes.
Petite violoncelliste joue pour ne pas tuer
Ces hommes qui ont massacré ses amis.
Un archet comme fusil,
Ses doigts sur les cordes comme gâchette.
Sa guerre un peu spéciale,
Etrange combat.
Infime, elle le sait.
Elle joue quand même,
Faisant revivre sa famille.
Petite violoncelliste un jour tu oublieras,
Les horreurs de la vie.
Après des milliers de notes jouées,
La douleur, peut-être, se calmera.
Hymne à l'amitié
Te voir chaques jours près de moi,
ton sourire,
me remplit de joie.
Bavardages enfantins, rires,
n'obéissant à aucune loi.
Amitié simple et belle,
tu n'attends rien de moi.
Dans le ciel de l'amitié,
telle une hirondelle,
tu annonces l'hivers des disputes passé.
Les silences comblés par nos regards ne sont plus,
amitié simple et belle,
bienvenue.
Hiver

Dans les rues, le givre s’est posé.
On croirait voir des milliers d’étoiles qui ont chuté et ce sont glissées sur les trottoirs.
Des gens affairés passent.
Le froid a bien des mérites. Rendre les joues rosies donne aux gens un air plus sympathique. Qui ferait presque envie de saluer n’importe qui.
Au coin d’une rue se trouve un café. Quelques-uns uns discutent à voix basse devant une tasse de chocolat chaud.
Le froid a bien des mérites. Celui de rendre le ciel bleu qui nous rappelle la neige qui va tantôt venir, et la nostalgie qui lui est liée.
Au coin, des enfants chahutent. Leur maman, un peu pressées, les trimballe derrière elle. Plus tard ils songeront en voyant l’hiver, les années qui sont passées trop vite. Celles qu’on a laissé courir. Sans faire grand chose.
Cette saison nous fait comprendre que le temps nous est compté et que c’est au mois de décembre, qu’on retourne dans le passé.
Le froid a bien des mérites. Par les corps frigorifiés ceux qui se sentaient fantômes, se voient à nouveau exister.
Dans les rues, le givre s’est posé.
On croirait voir des milliers d’étoiles qui ont chuté et ce sont glissées sur les trottoirs.
A jamais oubliées.
Matin pluvieux
Par un matin pluvieux,
Débonnaire et rugueux,
J’entendais les oiseaux,
Ces bêtes effrontées,
Parcourir la nuée
De leurs ailes étoilées.
Par ce matin pluvieux,
Le temps était assez vieux
Pour donner de l’âge,
A tous les feuillages.
Par le matin pluvieux,
Ma tête comme mes yeux
Regardaient aux cieux,
Donnant de l’importance
A chaque nuance.
Par des matins pluvieux,
Je remarque un peu mieux
Toutes ces choses infimes pour lesquelles je rime.
Nuit
Nuit noire, nuit triste,
je te connaît.
A chaque minutes difficiles,
aux moments où tu désires me visiter,
je te vois.
Effrayante ? Oui, quelque peu...
De tes bras de velour tu m'envelloppes
ou tes yeux sombres me surveillent.
Nuit noir, nuit triste,
tu te reconnaît.
Amour et haine se confondent trop souvent,
intelligence et folie font de même,
sous tes lueurs incertaines
Attirante ? Oui, quelque peu...
Là où défauts et qualités ne se distinguent plus,
tromperie et amitié se rejoignent sous ton voile.
Nuit noire, nuit triste,
disparaît.
Printemps
Ce matin je me lève
Les oiseaux ont fait disparaître le sommeil par leur chant
Ce matin je me lève
Les nuages ont décidé de ne pas tenir compagnie au ciel
Ce matin je me lève
Le soleil laisse passer la chaleur sur ma peau nue
Ce matin je me lève
Ma fenêtre, ouverte, senteur des fleurs distinguée
Ce matin je me lève
Mon cœur blessé retrouve la paix car le printemps renaît
Ce matin je me lève
Et la rosée lave mes pieds nus
Ce matin je me lève
Car les anges l’ont voulu
Ce matin je me lève
Et je m’assied et cueille une rose juste éclose qui fait tomber un pétale sur ma main blanche
Tâche écarlate, tâche de sang sur la colombe.
Ce matin je me lève
Je me lève pour que le printemps me suive,
Moi la déesse Gefjon qui est derrière toute belle chose que les humains détruisent.

Avenir
Alors que tu es seule, tu me vois arriver.
Je te ressemble un peu, tes yeux écarquillés
Me regardent fixement sans vraiment trop comprendre
Quel est ce sortilège qui a bien pu te prendre.
Je te sourit un peu, mais suis quand même émue :
Je ne me souvenais pas que j?étais si menue !
La taille n?a guère changée me dis-je en riant
Ton grand cri de stupeur m?indique que tu comprend.
Je te parle alors de futur, de passé,
Que les dieux entendaient ta complainte murmurée.
Ils m?ont alors prié de venir te parler.
De te promettre ma douce, que dans quelques années,
Tu seras plus heureuse, sans avoir oublié.
Que ce que tu peux voir,
Visage moins torturé
Que ce que tu peux croire
C?est en l?éternité.
Dans ce futur plus doux,
Tes cheveux seront roux,
Tu s?ras un peu heureuse
Mais aussi malheureuse.
Tu connaîtra l?amour
Mais ce sera très court.
Celui qui t?a fait mal disparaîtra vraiment,
Dans d?énormes tourments, bien sûr, comme complément
A toutes ces horreurs que tu auras subit,
Je les lui ai rendu mais pas à très grand prix.
Maintenant, je suis libre d?aller où je le veux
Maintenant, je suis libre d?aller où je le peux
Je ne peux pas te dire,
Ce que réserve l?avenir,
Car j'n'ai que dix-huit ans
Mais vécus amplement.
Et bien maintenant tu dors,
Mais n?oublie pas encore.
Chose stupide je sais,
Mais ce corps, jolie fille, peux-tu me le changer ?
Un peu moins d?chocolat et un peu plus de sport?
Vraiment ça permettrais de draguer sans effort.
Maintenant va en paix
Car enfin tu connais ta destinée, ta jolie destinée.
Sang
Rouge carmin, source de vie,
Vaisseau sanguin qui nous nourrit.
Le sang qui bout dans nos artères,
Vient abreuver notre belle terre.
Couleur de meurtre qui nous pourrit
Fauche bien trop être chéris.
Ca sang qui coule par notre faute,
Nous sommes immondes, pires que des fauves.
Peuple qui tue, peuple qui aime,
Mais la terreur, toujours il sème.
Du sang partout, du sang qui pleut,
Instants de vie, on ne peut mieux.
Du sang qui rit, du sang qui pleure,
Juste à côté de ceux qui meurent.
Etres de nuit, buveurs de vie,
Longues canines qui sang ont pris.
Ne sommes pas mieux, êtres de chair,
Puisque pour nous c’est volontaire.
Sang qui rougit, vierge déflorée.
Dans la douleur, tout se crée.
Et c’est le monde, lorsqu’il mourra,
Que notre sang enterrera.
Du sang tu es venu, au sang tu retourneras.
Seule
Quand mes pas alourdis par toute cette peine
Avancent lentement et ainsi me retiennent,
Je pense à mes amis, les bons, ceux qui « font pas semblant »
Alors bien sûr, je marche en souriant
Mais le cœur appuyé de cette mélancolie
Continue de rêver à des histoires jolies
Où rien au grand jamais
Gâcherai la beauté
D’un monde merveilleux et de ses sentiments.
Où les bons ne deviennent pas encore les méchants
Où la vertu est pure,
Où les âmes sont mûres.
Quand mes pas alourdis par toute cette peine
Avancent lentement et ainsi me retiennent,
Je songe un peu à ce beau désespoir
Et vient alors la nuit qui est la plus noire.
Je me laisse emporter par cette douce tristesse
Aux terribles accents d’une très étrange messe
Où je deviens vraiment une grande croyante
Et je me laisse glisser sur la pente descendante
Des souvenirs gâchés, de la mélancolie
De la peine soufflée, de toutes ces « vacheries »
Mon âme s’envole alors vers un pays lointain
Qui est un peu trop beau pour durer, c’est certain.

Dans mon monde

Dans mon monde tout est rêve, rien n’est réalité
On ne vient jamais contre une douleur, se cogner.
Dans mon monde, tout est éther rien n’est consistant
Jamais tant de misère et pourtant
Le fait d’être léger pourrait nous faire oublier
Que chaque acte a son importance et sa portée.
Dans mon monde je peux embraser le ciel
De mon corps, de mes pensées, comme le miel
Qui embrase notre palais.
Dans mon monde je suis légère comme une plume
Cette plume que d’idées fume.
Dans mon monde je suis rien et tout en même temps
Je suis rires, je suis pleurs, je suis la vie, tellement !
Je suis un cri, un beau sourire
Je suis l’eau et le navire
De vos cœurs, de vos vies
Et de tout ce qui s’accomplit.
Dans mon monde je suis douce, je suis tendre
Je suis terreur et violence
Je ne suis rien et tant à la fois !
Dans mon monde je suis belle
Belle à pleurer, belle comme le ciel
Belle à crier, belle hirondelle
Dont la beauté ne part jamais même en hiver.
D’un simple regard je maîtrise
Les éléments, la vie et la brise
Qui vient comme jolie ode
Souffler une ballade qui s’accommode
A mes angoisses ou mes doutes.
Dans mon monde j’existe et je vis
Je vole et je ris.
Dans mon monde les gens s’aiment tout est douceur
Tout est paix, aucune clameur
Sauf celle du vent qui me susurre de belles paroles.
Dans mon monde j’existe et je vis
Je vole et je ris
Mais ce n’est que mon monde et je vis dans le vôtre.




Paix et doux rêves...........................